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Pour être en relation – se relier – et communiquer – mettre en commun – il est important d’avoir des bases. Les mots, sont des images. Ils ont une valeur symbolique et n’ont pas la même représentation pour chacun.

– Utiliser le JE
C’est un « je » de positionnement.
Il nourrit la validité de mon existence face à l’autre et éviter les amalgames entre moi et l’autre. C’est un des premiers apprentissages qui même s’il semble simple dit ma place.
En utilisant le JE, j’exprime ce que je pense, je ressens, je comprends, avec mes filtres qui font qui je suis. C’est mon point de vue de la relation, de la situation. On peut aussi l’appeler ma carte du monde.

Le « nous » ou le « on » déresponsabilisent. De qui parle-t-on et à quel titre ?
Attention également au « tu » qui peut être vécu comme une mise en accusation
« Tu as dit, Tu as fait – Tu n’as pas dit ou fait – Tu aurais du…»
Je peux m ‘exprimer sur ce que j’ai compris, entendu, interprété, sur des paroles, des silences, des actes.

Donner ma position face à l’autre et lui communiquer qui je suis, ce que je perçois et vis à cet instant là, est important

– Exprimer ce que je sens, je perçois, je ressens

Les mots n’ont pas toujours le même sens, la même nuance…
Entrer en relation c’est se relier, au delà de l’énergie, par des mots, des gestes et des émotions.

Pourquoi partager ce que l’on ressent, communiquer ce que l’on a entendu dans ce que l’autre a dit, est important ? Il est possible que l’autre entende ce que je n’ai pas dit – en interprétant ou en extrapolant – ou que moi j’entende quelque chose qu’il n’a pas dit et que je ressens

Exprimer ce que l’on ressent dans la relation est quelque chose d’incontestable car personne ne peut dire à ma place ce que je ressens. Mon point de vue est forcément personnel.
Énoncer, cela permet de clarifier en contextualisant ce qui est vrai pour moi à cet instant là. Car tout, et donc moi, peut évoluer.

– Confirmer et parler de mes besoins, mes désirs, mes espoirs, évite les malentendus

Dans le même sens que le conseil précédent, confirmer ce qu’on entend dans ce que l’autre dit, fait, ou dans son silence.
Un exemple serait « quand je te vois silencieux, j’ai la sensation que tu me fais la tête et j’ai besoin que tu me parles » Et l’autre peut alors préciser : « en fait non, j’ai un souci au travail et je n’ai pas envie de le partager » qui sous-entend, tu n’es pas en cause, ce qui peut être soulageant.

Énoncer ouvre une possibilité de s’ajuster et permet à l’autre de clarifier sa position. C’est très utile quand on le vit comme une nécessité : « j’ai besoin que tu me parles, que tu m’écoutes, que tu m’aimes » Parler de ses manques nous en fait prendre conscience et invite à se poser la question suivante « l’autre est-il là pour combler mes manques ? »

J’en parlerai dans un post sur l’amour de soi